QDNAConseil et architecture de plateformes d'inférence et d'entraînement de LLM, en local ou hybride

Débit d'un LLM en tokens par seconde : les quatre conditions qui changent tout, mesurées sur seize machines

Un serveur d'IA se vend avec un chiffre, tant de tokens par seconde, et ce chiffre dépend autant du logiciel, du format du modèle et du nombre d'utilisateurs que de la machine elle-même. Voici, tableaux à l'appui et sources en main, comment lire ce chiffre et ce qu'il faut demander avant d'acheter.

Un ordinateur entouré d’un chronomètre, de couches logicielles, d’un réglage et de séquences de requêtes.
Illustration des conditions de mesure du débit : moteur, quantification, longueur et concurrence.

Mis à jour le 7 septembre 2026 : réécriture en langage courant avec un lexique en tête, huit tableaux sourcés (llama.cpp, LMSYS, livre blanc NVIDIA, Hugging Face, quinze sources de mesures du DGX Spark) en plus des quatre vidéos de la version d'origine ; le prix de la carte professionnelle reste le relevé idealo.fr du 2 septembre 2026.

Réponse courte. Un chiffre en tokens par seconde ne veut rien dire seul, parce que quatre choses le font bouger plus que la machine : le logiciel qui fait tourner le modèle et sa version, le niveau de compression du modèle, la longueur des textes, et le nombre de personnes servies en même temps. Sur un même fichier de modèle, seize machines vont de 14 à 290 tokens par seconde ; sur une même puce, la compression multiplie la vitesse par 2 à 3, une simple mise à jour du logiciel par 1,3, et le passage d'un utilisateur à plusieurs par 3 à 20. Exigez ces conditions avant de comparer deux machines.

Pour lire cet article : cinq mots à connaître

Un modèle de langage travaille par petits morceaux de mots appelés tokens, et tout ce qui suit se mesure en tokens par seconde ; voici les cinq notions dont les tableaux se servent, sans lesquelles un chiffre de débit ne dit rien.

Dernière notion : la vitesse maximale calculée, obtenue en divisant la bande passante de la mémoire (en gigaoctets par seconde) par la taille du fichier du modèle (en gigaoctets). C'est un plafond théorique, jamais atteint, et nos pages le nomment toujours calcul et jamais mesure.

Que vaut le même modèle sur seize machines ?

De 14 à 290 tokens par seconde en écriture de réponse, pour le même fichier de modèle et la même commande de test, soit un facteur vingt entre la puce M1 d'un Mac de 2020 et la carte graphique RTX 5090 de 2025.

Ces chiffres viennent des deux tableaux publics de llama.cpp, un logiciel libre très utilisé pour faire tourner des modèles en local, où des centaines de personnes mesurent le même fichier avec la même commande sur leur propre machine ; le tableau 1 les réunit, avec la bande passante mémoire annoncée par le constructeur quand une source officielle la donne.

Tableau 1. Le même modèle (Llama 2 7B, fichier compressé à 4 bits de 3,79 Go) testé avec la même commande sur seize machines. Sources : tableaux publics de llama.cpp, discussions 4167 et 15013, relus le 6 septembre 2026. Ce sont des mesures.

MachineBande passante mémoire (Go/s)Lecture du texte fourni, tokens/s (pp512)Écriture de la réponse, tokens/s (tg128)
M1 (GPU 8 cœurs)6811814,2
M2 (GPU 10 cœurs)10018021,9
M4 Pro (GPU 20 cœurs)27344050,7
DGX Spark (GB10, 128 Go)2733 06257,2
M3 Max (GPU 40 cœurs)40076066,3
M4 Max (GPU 40 cœurs)54688683,1
M3 Ultra (GPU 80 cœurs)8001 47192,1
M2 Ultra (GPU 76 cœurs)8001 23894,3
M5 Max (GPU 40 cœurs)6143 220119,9
RTX 5070 (12 Go)6725 185127,5
RTX 3090 (24 Go)9365 175158,2
RTX 5080 (16 Go)9608 297182,0
A100 (80 Go)non précisée4 850190,9
H100 (80 Go)non précisée9 918267,8
RTX PRO 6000 Blackwell (96 Go)1 79214 855274,2
RTX 5090 (32 Go)1 79214 073290,0

Trois choses se lisent dans ce tableau. Le DGX Spark de NVIDIA et le M4 Pro d'Apple ont la même bande passante mémoire et écrivent 57 et 51 tokens par seconde : l'écart de 12 % vient du logiciel et du pilote, pas de la mémoire. La carte de jeu RTX 5090 dépasse de 6 % la carte professionnelle RTX PRO 6000 à bande passante égale, ce qui dit ce que la carte professionnelle vend vraiment : 96 Go de mémoire, pas de la vitesse. Enfin, le H100, une puce de centre de données, n'écrit que 268 tokens par seconde sur ce petit modèle, moins qu'une carte de jeu : un fichier de 3,79 Go ne fait pas travailler une puce de cette taille, et un classement établi sur un petit modèle ne vaut pas pour un grand.

Peut-on prévoir la vitesse d'une machine à partir de sa fiche technique ?

On peut calculer un maximum, jamais la vitesse réelle : les machines mesurées atteignent entre 44 % et 83 % de leur maximum calculé, selon la puce.

Le calcul est simple. La machine relit tout le modèle à chaque token écrit ; si sa mémoire livre 273 gigaoctets par seconde et que le fichier pèse 3,79 gigaoctets, elle ne peut pas écrire plus de 72 tokens par seconde. C'est le cas du DGX Spark, qui en écrit 57 en réalité, soit 79 % du maximum. Notre article sur la lecture, l'écriture et la mémoire de travail d'un modèle détaille cette mécanique.

Tableau 2. Vitesse maximale calculée = bande passante de la mémoire divisée par 3,79 Go. La vitesse mesurée vient du tableau 1. Le maximum est un calcul, la part atteinte une comparaison.

MachineBande passante (Go/s)Vitesse maximale calculée (tokens/s)Vitesse mesurée (tokens/s)Part du maximum atteinte
M1 (GPU 8 cœurs)681814,279 %
M2 (GPU 10 cœurs)1002621,983 %
M4 Pro (GPU 20 cœurs)2737250,770 %
DGX Spark (GB10, 128 Go)2737257,279 %
M3 Max (GPU 40 cœurs)40010666,363 %
M4 Max (GPU 40 cœurs)54614483,158 %
M3 Ultra (GPU 80 cœurs)80021192,144 %
M2 Ultra (GPU 76 cœurs)80021194,345 %
M5 Max (GPU 40 cœurs)614162119,974 %
RTX 5070 (12 Go)672177127,572 %
RTX 3090 (24 Go)936247158,264 %
RTX 5080 (16 Go)960253182,072 %
RTX PRO 6000 Blackwell (96 Go)1 792473274,258 %
RTX 5090 (32 Go)1 792473290,061 %

La part qui manque s'explique : à chaque token, la machine passe aussi du temps à lancer ses calculs, à relire sa mémoire de travail et à coordonner ses unités. Cette part grandit avec la taille de la puce : les deux puces Ultra d'Apple, avec 76 et 80 cœurs graphiques, n'atteignent que 44 % à 45 % parce qu'un modèle de 7 milliards de paramètres ne suffit pas à les occuper, quand la petite puce M1 atteint 79 %. Un maximum calculé sert donc à repérer un chiffre impossible ou une installation mal réglée, pas à classer deux machines.

Que gagne-t-on à compresser le modèle ?

Une vitesse multipliée par 2,3 à 3,2 quand on passe de 16 à 4 bits, pour un fichier 3,6 fois plus petit, sur les six puces mesurées.

Le tableau 3 prend six puces Apple du même tableau llama.cpp et ne change que le format du fichier : non compressé (13,48 Go), compressé à 8 bits (7,16 Go) ou à 4 bits (3,79 Go), tailles lues sur le dépôt Hugging Face qui héberge ces fichiers.

Tableau 3. Même puce, même modèle, trois niveaux de compression ; vitesse d'écriture de la réponse en tokens par seconde (llama.cpp, discussion 4167). Mesures.

PuceModèle non compressé, 13,48 Go (F16)Compressé à 8 bits, 7,16 Go (Q8_0)Compressé à 4 bits, 3,79 Go (Q4_0)Gain entre 16 et 4 bits
M5 Pro (GPU 20 cœurs)21,638,966,3× 3,1
M3 Max (GPU 40 cœurs)25,142,866,3× 2,6
M4 Max (GPU 40 cœurs)31,654,083,1× 2,6
M1 Ultra (GPU 64 cœurs)37,059,983,7× 2,3
M2 Ultra (GPU 76 cœurs)41,066,694,3× 2,3
M5 Max (GPU 40 cœurs)37,172,4119,9× 3,2

Le gain suit la taille du fichier sans l'égaler : le fichier est 3,6 fois plus petit, l'écriture va 2,3 à 3,2 fois plus vite, parce que la part fixe du temps par token ne rétrécit pas avec le modèle. Sur un modèle dix fois plus gros, Alex Ziskind observe la même chose : Llama 70B sur une même carte RTX PRO 6000 écrit 20 tokens par seconde en 8 bits et 60 en 4 bits. Ce gain se paie en qualité des réponses, qui ne se lit dans aucun tableau de vitesse et se vérifie sur vos propres tâches.

Le logiciel compte-t-il autant que la machine ?

Oui : une simple mise à jour du même logiciel gagne jusqu'à 33 % sur une même puce et un même fichier, et changer de logiciel en gagne 14 % à utilisateur unique.

Le tableau 4 suit une même puce M2 Ultra et un même fichier à travers quatre versions successives de llama.cpp, la première sans une optimisation appelée Flash Attention, les trois suivantes avec.

Tableau 4. Même puce (M2 Ultra à 76 cœurs), même fichier, quatre versions successives du même logiciel ; vitesse d'écriture en tokens par seconde (llama.cpp, discussion 4167). Mesures.

Version de llama.cpp (commit)Optimisation Flash AttentionModèle en 16 bits (tokens/s)8 bits (tokens/s)4 bits (tokens/s)
8e672efsans41,066,694,3
86ed72davec43,173,1108,8
5c0eb5eavec43,273,3109,4
c1d0e7aavec49,582,8125,2

Entre la première et la dernière version, l'écriture en 4 bits passe de 94 à 125 tokens par seconde. La chaîne Tech-Practice mesure l'autre face du même phénomène en changeant de logiciel plutôt que de version : sur un même Mac à puce M5 Max et un même modèle Qwen3.6-35B-A3B en 4 bits, MLX écrit 98 tokens par seconde quand llama.cpp en écrit 86. Un chiffre de vitesse sans le nom du logiciel et sa version ne dit donc pas ce qu'il compare.

Que se passe-t-il quand le modèle ne tient plus en mémoire ?

La vitesse s'effondre, et même un modèle qui tient tout juste dans la mémoire peut rester inutilisable pour une seule personne, parce que la machine passe alors tout son temps à relire un modèle trop gros pour elle.

Alex Ziskind oppose deux cartes sur Llama 70B : la RTX 5090, avec ses 32 Go, ne loge pas le modèle et tombe à 1,8 token par seconde parce qu'une partie du modèle vit hors de la carte, quand la RTX PRO 6000, qui le loge entièrement, en écrit 7 ; quatre fois plus, pour un modèle que ni l'une ni l'autre ne sert confortablement.

Tenir en mémoire ne suffit pas non plus. LMSYS fait tenir Llama 3.1 70B en 8 bits dans les 128 Go du DGX Spark et mesure 2,7 tokens par seconde pour un seul utilisateur : 273 Go/s divisés par quelque 70 Go de modèle donnent un maximum calculé proche de 4, et la mesure en atteint 69 %. La machine ne déborde pas, elle est simplement trop lente pour ce modèle avec une personne, ce que LMSYS résume en réservant ces usages au prototypage.

La carte la plus chère est-elle la plus rapide ?

Non, pas sur un modèle qui tient dans les deux cartes, et deux sources indépendantes le montrent sur deux modèles différents.

Le tableau 5 reprend la revue LMSYS du DGX Spark, qui fait tourner GPT-OSS 20B avec le logiciel Ollama sur trois machines NVIDIA.

Tableau 5. Trois machines NVIDIA, tokens par seconde pour un seul utilisateur (LMSYS, revue du DGX Spark, 13 octobre 2025). Mesures.

Modèle et formatLogicielDGX SparkRTX 5090RTX PRO 6000 Blackwell
GPT-OSS 20B compressé (MXFP4), lecture du texteOllama2 0538 51910 108
GPT-OSS 20B compressé (MXFP4), écriture de la réponseOllama49,7205215
Llama 3.1 70B en 8 bits (FP8), écriture, un utilisateurSGLang2,7ne tient pas dans 32 Gonon publié

La RTX PRO 6000 Blackwell, vendue plus de 12 000 € (idealo.fr, 2 septembre 2026), écrit 215 tokens par seconde contre 205 à la RTX 5090, et le tableau 1 renverse même l'ordre sur Llama 2 7B avec 274 contre 290. Alex Ziskind relève la même chose sur Gemma 3 4B : une RTX 5080 écrit 119 tokens par seconde, une RTX 5090 en écrit 239 et le serveur RTX PRO 6000 en écrit 233. Sur un modèle qui tient partout, c'est la bande passante mémoire qui décide, et les deux cartes Blackwell ont la même. La carte professionnelle reprend l'avantage dès que le modèle grossit, ce que la même série montre sur Gemma 3 12B, où l'on passe de 50 à 88 tokens par seconde. Acheter 96 Go pour servir un modèle de 4 milliards de paramètres, c'est payer une capacité qu'on n'utilise pas ; le DGX Spark, à 49,7 tokens par seconde sur le même modèle, paie de son côté sa mémoire lente.

Combien d'utilisateurs en même temps ?

Servir plusieurs personnes à la fois multiplie le total de tokens écrits par 3 à 20 sur une machine qui ne change pas : c'est le facteur le plus fort, et le plus souvent passé sous silence.

Le tableau 6 réunit cinq sources indépendantes sur le DGX Spark, seul ou en paire, d'abord avec un utilisateur, puis avec plusieurs.

Tableau 6. Un utilisateur, puis plusieurs : cinq sources indépendantes, tokens par seconde (relues les 2 et 6 septembre 2026). Mesures ; les gains sont calculés par QDNA.

SourceMachineModèle, format, logicielUn seul utilisateur (tokens/s)Plusieurs utilisateurs (tokens/s additionnés)Gain
LMSYSDGX SparkLlama 3.1 8B, 8 bits, SGLang20,5368 pour 32 requêtes× 18
LMSYSDGX SparkDeepSeek-R1 14B, 8 bits, SGLangnon publié83,5 pour 8 requêtessans objet
Entrpi (forum NVIDIA)DGX SparkDeepSeek V4 Flash, experts en 2 bits, DSpark2030 pour 4 requêtes, 59 pour 12× 3
Classmethod2 × DGX Spark reliésDeepSeek V4 Flash 0731, 8 bits, vLLM75,6210,8 pour 6 utilisateurs× 2,8
MiaAI-Lab2 × DGX SparkDeepSeek V4 Flash, DSpark62 à 83160 à 190 pour 6 flux courts× 2 à 3
Alex ZiskindDGX Sparkmodèle non nommé, 4 bits, llama.cpp puis vLLMquelques dizainesplus de 1 500× 20

Le gain dépend du modèle et du logiciel. Un modèle classique de 8 milliards de paramètres gagne un facteur 18 entre 1 et 32 requêtes, parce qu'écrire un token de plus pour une autre personne ne coûte presque rien en relecture du modèle. Un modèle « à experts » de 284 milliards de paramètres, qui n'active qu'une partie de lui-même à chaque token, gagne seulement un facteur 3 avec 12 requêtes, parce que chaque requête réveille des parties différentes. Le total à plusieurs sert à dimensionner un service partagé ; la vitesse pour une personne sert à juger le confort d'un utilisateur seul ; un chiffre qui ne dit pas lequel il est ne sert à rien.

Plus troublant encore, le classement entre machines s'inverse selon la longueur de la réponse demandée. Dans la vidéo d'Alex Ziskind, pour des réponses de 128 tokens le Spark domine, quand pour 1 024 tokens le Mac Studio repasse devant avec 396 tokens par seconde contre 386, si bien que deux articles honnêtes peuvent désigner deux vainqueurs opposés sans que ni l'un ni l'autre ne mente. L'auteur ne nommant pas précisément le modèle, nous en reprenons les rapports, pas les valeurs absolues.

Où trouver des mesures fiables du DGX Spark ?

Dans une quinzaine de sources publiques, dont cinq donnent la commande et les versions qui permettent de refaire la mesure ; sur un même modèle, leurs résultats vont du simple au quadruple.

Le DGX Spark est la machine la plus mesurée de sa catégorie, parce que ses 128 Go de mémoire partagée et sa bande passante modeste en font un cas d'école du maximum calculé ; le tableau 7 réunit les sources que nous avons relues, avec un exemple chacune, du billet officiel de NVIDIA aux dépôts d'utilisateurs.

Tableau 7. Quinze sources publiques de mesures sur le DGX Spark, avec un exemple chacune (lecture / écriture en tokens par seconde ; « → » sépare un utilisateur seul du total à plusieurs). Toutes relues sur leur page d'origine le 6 septembre 2026.

SourceDateLogicielExemple de mesure (tokens par seconde)Ce que la source précise
llama.cpp, discussion 16578 (ggerganov)14/10/2025, suivi actifllama.cpp, build 03792adgpt-oss 120B MXFP4 (59,02 GiB) : 967 pp2048, 42,0 tg32 ; gpt-oss 20B : 2 009 / 60,9 ; Qwen3 30B-A3B Q8_0 : 1 654 / 44,3commande llama-bench complète, profondeurs 0 à 32K, requêtes parallèles
NVIDIA, blog développeurs24/10/2025, mis à jour 11/02/2026llama.cpp, TRT-LLMgpt-oss 120B MXFP4 : 1 725 / 55,4 ; Llama 3.1 8B NVFP4 (TRT-LLM) : 10 257 / 38,7 ; Qwen3 235B sur deux Spark : 11,7entrée 2 048, sortie 128, lot 1 ; versions des moteurs non données
LMSYS13/10/2025SGLang, OllamaLlama 3.1 8B FP8 : 20,5 à un flux, 368 à 32 ; Llama 3.1 70B FP8 : 2,7lot 1 à 32, feuille de résultats liée
ServeTheHome (Patrick Kennedy)14/10/2025Ollama d'originegpt-oss 20B : plus de 49 ; gpt-oss 120B : 14,5 ; Qwen3 32B : 9 à 10captures Open WebUI, sans réglage, jour de lancement
StorageReview (Divyansh Jain)14/10/2025vLLM en serviceQwen3 Coder 30B-A3B FP8 : 46,5 → 482,6 à 64 ; Llama 3.1 8B FP4 : 34,1 → 924,1 à 128 ; gpt-oss 120B NVFP4 : 31,4 → 162,7 à 64concurrence 1 à 128, débit agrégé
Level1Techs (wendell)14/10/2025TRT-LLM, llama.cpptableau de lancement, débit de bout en bout : gpt-oss 120B 27,5 ; gpt-oss 20B 51,9 ; Llama 3.3 70B NVFP4 5,39délai au premier token donné
Jeff Geerling (Dell Pro Max GB10)26/12/2025llama.cppLlama 3.2 3B : « près de 100 tok/s », deuxième derrière le M3 Ultra ; Llama 3.1 70B : battu de peu par Strix Halographiques et dépôt ai-benchmarks
Forum NVIDIA (baristankut)18/12/2025llama.cpp RPC sur deux SparkQwen3-235B-A22B UD-Q4_K_XL : 12,5 tg, 37,7 ppvLLM et TRT-LLM en échec, TCP au lieu de NCCL (39,3 GB/s mesurés)
DandinPower, llama.cpp_bench05/12/2025llama.cppQwen3 30B MoE : 89,3 ; Qwen3 32B dense : 10,7 pour un plafond calculé de 15 ; Qwen3 8B : 43,7scripts publiés, contextes 512, 2 048 et 16K
nabe2030, Gemma 4 contre Qwen 3.518/04/2026llama.cpp b8665Qwen 3.5 MoE MXFP4 : plafond calculé 91, mesuré 58 (64 %) ; Gemma 4 26B-A4B F16 : 34, mesuré 26,5 (78 %)pp2048 / tg32, commandes de compilation données
Dendro Logic (Mike McGreal)22/04/2026vLLM 26.03Nemotron Super 49B NVFP4 : 5,79 → 695 à 256 flux ; gpt-oss 120B MXFP4 : 33,5 → 863 à 256prompt de 1 500 tokens, 400 en sortie, cache de préfixe
Forum NVIDIA (ss121), dépôt dgx-spark-field-notes10/08/2026Ollama, vLLM 0.26gpt-oss 120B : 42,1 (Ollama) et 60,7 (vLLM), 116 à 153 à 8 flux ; Qwen3-30B-A3B : 85,2 et 77,1, 313 à 8même prompt, 400 tokens, échauffement écarté, TTFT
Kubesimplify (Saiyam Pathak)17/08/2026llama.cpp b10423, vLLM 0.27Qwen3.8-27B : llama.cpp Q4_K_XL 838 pp / 11,6 tg ; vLLM FP8 1 914 / 8,2 ; vLLM NVFP4 1 794 / 11,5, 84 à 10 fluxcontextes jusqu'à 100K, versions et options données
llama.cpp, discussion 27080 (phr0gz)14/08/2026llama.cpp, image full-cudaQwen3.8-27B : 15, puis 18,1 avec MTP ; SGLang annonce 38 sur la même machinejournal llama-server, réponse du mainteneur
howtospark.com (Sapid Labs)en continu, 2026vLLMNemotron 3 Nano 30B-A3B NVFP4 : 55 à 61 selon le contributeur et le contexte ; Qwen3.6 35B-A3B FP8 : 33,3 à 131Krecette reproductible par entrée, contributeurs nommés

Trois familles se distinguent. Les sources reproductibles (discussion 16578 de llama.cpp, dépôt dgx-spark-field-notes, Kubesimplify, DandinPower, nabe2030, howtospark.com) donnent la commande, la version et la longueur des textes. Les revues du jour de lancement (ServeTheHome, StorageReview, Level1Techs, LMSYS) photographient un logiciel d'octobre 2025 qui a beaucoup progressé depuis. Le billet de NVIDIA donne les longueurs de texte mais aucune version de logiciel. Deux dépôts communautaires font d'ailleurs le même calcul de maximum que notre tableau 2 et trouvent la même part atteinte : DandinPower mesure 10,7 tokens par seconde sur Qwen3 32B pour un maximum de 15, nabe2030 mesure 64 % et 78 % du maximum sur deux modèles à experts.

Le tableau 8 montre ce que cette diversité fait à un seul modèle, gpt-oss 120B, le fichier le plus mesuré sur cette machine, pour un seul utilisateur.

Tableau 8. Le même modèle gpt-oss 120B sur un seul DGX Spark, pour un seul utilisateur : huit mesures de sept sources. Mesures des sources ; le classement est de QDNA.

SourceDateLogicielFormat du modèleConditionsUn seul utilisateur (tokens/s)
ServeTheHome14/10/2025Ollama d'origineMXFP4capture Open WebUI, sans réglage14,5
Level1Techs14/10/2025llama.cppMXFP4tableau de lancement, bout en bout27,5
StorageReview14/10/2025vLLMNVFP4en service, concurrence 131,4
Dendro Logic22/04/2026vLLM 26.03MXFP4prompt de 1 500 tokens33,5
ggerganov, llama.cpp14/10/2025llama.cpp 03792adMXFP4tg32 après 2 048 d'entrée42,0
ss121, forum NVIDIA10/08/2026Ollama4 bits400 tokens, échauffement42,1
NVIDIA, blog24/10/2025llama.cppMXFP4entrée 2 048, sortie 12855,4
ss121, forum NVIDIA10/08/2026vLLM 0.264 bits400 tokens, échauffement60,7

Du simple au quadruple sur une machine et un modèle qui n'ont pas changé, et chaque écart a une cause lisible dans les conditions. ServeTheHome mesure avec Ollama sans aucun réglage le jour du lancement ; Level1Techs compte le temps d'attente avant le premier mot dans sa vitesse ; les deux mesures llama.cpp d'octobre 2025, à dix jours d'écart, passent de 42,0 à 55,4 tokens par seconde par la seule mise à jour du logiciel ; Dendro Logic pose une question de 1 500 tokens et StorageReview utilise un autre format de compression ; en août 2026, le même utilisateur mesure 42,1 avec Ollama et 60,7 avec vLLM sur la même question. Un chiffre de « vitesse du DGX Spark » sans ces conditions ne renseigne donc que sur la personne qui l'a produit.

Que demander avant de croire un chiffre ?

Six informations, sans lesquelles on ne peut pas savoir si l'écart annoncé vient de la machine ou d'un simple réglage ; les tableaux ci-dessus montrent que chacune déplace le chiffre d'au moins 10 %.

C'est la discipline que nous appliquons à nos propres pages, où un maximum calculé est nommé calcul et une mesure publiée avec sa procédure. Nos pages de mesures ne portent que des couples réellement mesurés, les autres restant sans valeur affichée, et notre calculateur de mémoire distingue de la même façon ce qui est calculé de ce qui est mesuré.

Questions fréquentes

Combien de tokens par seconde faut-il pour un usage confortable ?

Une personne lit entre 5 et 10 tokens par seconde, donc 20 tokens par seconde suffisent pour une conversation fluide avec un seul utilisateur, et 5 font attendre. Pour un service partagé, on raisonne autrement : on additionne le débit de toutes les requêtes servies en même temps, ce que les tableaux appellent le débit agrégé.

Peut-on prévoir le débit d'une machine à partir de sa fiche technique ?

On peut calculer un maximum, jamais le débit réel. Le maximum vaut la bande passante mémoire divisée par la taille du fichier du modèle, parce que la machine relit tout le modèle à chaque token écrit. Sur seize machines et un même fichier de 3,79 Go, les vitesses mesurées vont de 44 % à 83 % de ce maximum selon la puce. Un chiffre calculé doit donc être présenté comme un calcul, pas comme une mesure.

Que gagne-t-on à compresser un modèle de 16 à 4 bits ?

Le fichier devient 3,6 fois plus petit et la machine écrit 2,3 à 3,2 fois plus de tokens par seconde, sur six puces mesurées avec le même modèle. Sur un modèle dix fois plus gros, un relevé indépendant passe de 20 à 60 tokens par seconde entre 8 et 4 bits. Le prix se paie en qualité des réponses, qu'il faut vérifier sur vos propres tâches.

Une carte professionnelle à 12 000 € est-elle plus rapide qu'une carte de jeu ?

Pas sur un petit modèle. Sur le même fichier, la carte de jeu RTX 5090 écrit 290 tokens par seconde contre 274 pour la RTX PRO 6000, parce que les deux ont la même bande passante mémoire. La carte professionnelle vend surtout ses 96 Go de mémoire : elle ne reprend l'avantage que sur un modèle trop gros pour tenir dans les 32 Go de la carte de jeu.

Le logiciel change-t-il vraiment le résultat ?

Oui, et deux fois. Sur une même puce et un même fichier, quatre versions du même logiciel donnent de 94 à 125 tokens par seconde, soit un tiers de plus sans toucher au matériel. Et entre deux logiciels différents servant plusieurs utilisateurs à la fois, l'écart sur une même machine atteint un facteur vingt.

Quels benchmarks du DGX Spark faut-il croire ?

Ceux qui donnent la commande exacte, la version du logiciel et la longueur des textes, parce que ce sont eux qu'on peut rejouer. Sur le même modèle gpt-oss 120B et une seule machine DGX Spark, huit mesures publiées vont de 14,5 à 60,7 tokens par seconde : l'écart vient du logiciel, de sa version, de la date et de la question posée, jamais de la machine.

Références

Les tableaux llama.cpp, la revue LMSYS, le livre blanc NVIDIA, le dépôt Hugging Face et les quinze sources du tableau 7 (liées dans le tableau lui-même) ont été relus le 6 septembre 2026 ; les trois vidéos et les trois mesures à plusieurs utilisateurs l'avaient été le 2 septembre 2026. Aucune valeur n'a été reproduite par QDNA ; les maximums, les parts et les gains sont des calculs de QDNA à partir de ces sources. Le prix de la RTX PRO 6000 Blackwell 96 Go est celui d'idealo.fr le 2 septembre 2026 (à partir de 12 483 € pour la Max-Q, 14 314 € pour la Server Edition).

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